Commerce de mode : synthèse de l’étude d’impact économique, social et territorial

2 juillet 2026
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Combien pèse réellement le commerce de mode dans l’économie française ? Pour le mesurer, l’Alliance du Commerce a confié à Xerfi, cabinet d’études économiques et sectorielles, la réalisation d’une étude d’impact inédite, dont nous publions la synthèse. Fondée sur les données de l’exercice 2025, elle porte sur le commerce de détail de l’habillement, des chaussures et des articles textiles, ainsi que sur les grands magasins et les magasins populaires, à l’exclusion de la fabrication et du commerce de gros.

  • 53 milliards d’euros de chiffre d’affaires direct
  • 198 500 emplois directs
  • 92 milliards d’euros d’activité totale, effets directs, indirects et induits compris
  • 284 000 emplois créés ou soutenus dans l’ensemble de l’économie française

Télécharger la synthèse de l’étude (PDF)

Un secteur économique de premier plan

Avec 53 milliards d’euros de chiffre d’affaires direct, le commerce de mode représente 12% de la valeur créée par l’ensemble du commerce de détail (hors automobile et carburants) et 11% de ses effectifs salariés. Rapporté au seul commerce de détail non alimentaire, son poids grimpe à 22% de la valeur ajoutée comme des effectifs.

Le secteur emploie 198 500 salariés en direct, davantage que l’aéronautique, le ferroviaire et le naval réunis (193 700 emplois), que les assurances (169 000) ou que l’industrie automobile (161 000). Son chiffre d’affaires dépasse également ceux de la restauration traditionnelle (44 milliards d’euros), du transport aérien (26 milliards d’euros) et de l’hôtellerie traditionnelle (25 milliards d’euros). À titre de comparaison, il compte deux fois plus de salariés que le secteur des biens culturels, et autant que celui de l’équipement de la maison (bricolage, mobilier, décoration, électroménager).

Une richesse qui irrigue toute l’économie

Au-delà des ventes réalisées en magasin, le commerce de mode génère des effets sur l’ensemble de l’économie française. Pour les évaluer, Xerfi a mesuré trois niveaux d’effets : l’activité directe des enseignes, l’effet indirect généré chez leurs fournisseurs et prestataires, puis l’effet induit lié aux dépenses des salariés et aux recettes fiscales et sociales. Additionnés, ces trois effets portent l’activité totale soutenue par le secteur à 92 milliards d’euros, contre 53 milliards d’euros de chiffre d’affaires direct. Autrement dit, pour 100 euros dépensés en magasin, près de trois quarts sont réinjectés dans le reste de l’économie française.

Cette dynamique se retrouve sur l’emploi : aux 198 510 emplois directs s’ajoutent 62 570 emplois indirects et 23 010 emplois induits, portant le total à 284 000 emplois créés ou soutenus. Chaque emploi direct du secteur génère ainsi 1,43 emploi supplémentaire dans l’économie.

Cet effet d’entraînement profite à un large écosystème de partenaires : marques et fournisseurs de mode implantés en France, bailleurs et gestionnaires de l’immobilier commercial, prestataires de logistique et de transport, agences de communication et du numérique, cabinets de conseil et d’expertise, ainsi qu’entreprises de facility management et du bâtiment. Quatre familles d’acteurs concentrent l’essentiel de ces emplois indirects : les grossistes et fabricants implantés en France (21 230 emplois soutenus), l’immobilier, qui réunit bailleurs, facility management et entreprises de travaux (17 950 emplois), le marketing, l’informatique et les services supports (13 000 emplois), ainsi que la logistique et le transport (10 390 emplois).

Un ancrage profond dans les territoires

Si l’Île-de-France concentre une part notable de l’activité, le commerce de mode reste avant tout une filière de proximité : 80% de ses magasins, 68,5% de ses salariés et 65% de son chiffre d’affaires sont implantés ou réalisés hors Île-de-France. L’Auvergne-Rhône-Alpes et la Provence-Alpes-Côte d’Azur figurent parmi les régions qui concentrent le plus d’emplois du secteur, avec respectivement 21 230 et 18 320 postes.

Plus largement, l’installation ou la modernisation d’un magasin profite à tout un écosystème local : elle crée des emplois non délocalisables, fait vivre des services de proximité, entretient le lien social et l’attractivité des centres-villes, génère des achats auprès de petites et moyennes entreprises (PME) locales, et contribue à la diversité de l’offre commerciale, en termes de prix comme de produits.

Un moteur d’emploi, de formation et de recettes publiques

Le commerce de mode constitue également un puissant levier d’insertion professionnelle. En 2025, deux embauches en contrat à durée indéterminée (CDI) sur trois ont concerné des personnes auparavant en contrat à durée déterminée (CDD), en apprentissage ou sans emploi. Le secteur a par ailleurs accueilli 12 000 apprentis sur l’année, et 60% de ses salariés ont moins de 30 ans.

Cette activité se traduit enfin par une contribution fiscale conséquente : 7 milliards d’euros de prélèvements obligatoires sont générés chaque année par le secteur, entre cotisations sociales patronales et salariales, fiscalité locale, impôt sur les sociétés, droits de douane et impôts sur les revenus des salariés.

Téléchargez la synthèse de l’étude

Réalisée par Xerfi à partir de données publiques, parmi lesquelles celles de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), de l’Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (Urssaf) et de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), ainsi que des comptes d’entreprises et d’une dizaine d’entretiens menés auprès d’enseignes adhérentes de l’Alliance du Commerce, cette étude offre une lecture chiffrée et territorialisée du poids du commerce de mode en France. Retrouvez l’intégralité des résultats, région par région, dans la synthèse ci-dessous.

Télécharger la synthèse de l’étude (PDF)

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À propos de l'Alliance
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L’Alliance du Commerce rassemble l’Union du grand commerce de Centre-Ville (UCV), la Fédération des Enseignes de l’Habillement (FEH) et la Fédération des Enseignes de la Chaussure (FEC). Elle représente 26.000 magasins et 160.000 salariés dans le secteur de l’équipement de la personne.