Le paiement sans contact, sort de l’expérimentation

Testé depuis plus de trois ans dans des villes pilotes (Nice, Strasbourg et Caen, notamment), le paiement sans contact pour les petits achats a été plébiscité par les consommateurs, les banques et les commerçants. Ce mode de paiement sort de sa phase d’expérimentation pour aborder, avec une campagne de promotion à grande échelle, une première étape de sa généralisation.

Le « sans contact » repose sur la technologie du NFC (near field communication), embarquée dans la puce des cartes bancaires et détectée par les terminaux des commerçants. À l’instar de certains titres de transport électroniques, il suffit d’approcher la carte à quelques centimètres du terminal pour réaliser la transaction. Ce procédé écourte considérablement le passage en caisse, en permettant au client de s’affranchir de l’insertion de sa carte et de la saisie de son code confidentiel. Le paiement sans contact est réservé aux montants inférieurs ou égaux à 20 €. Audelà de ce seuil, le client doit, par mesure de sécurité, repasser en mode de paiement traditionnel et composer son code. De même, le cumul des transactions « sans contact » ne peut excéder 130 €. Ce montant atteint, le terminal exige la saisie du code confidentiel. Après des débuts timides, l’expérimentation du « sans contact » s’est emballée au cours du dernier trimestre 2013. À la fin de celuici, 15 millions de cartes (soit le quart du parc) étaient dotées d’une puce NFC et 115 000 commerces disposaient d’un terminal compatible. En 2013, le nombre de transactions « sans contact » est passé de 2,8 millions en septembre à 4,2 millions fin décembre, ce qui place la France parmi les pays les plus avancés en Europe pour l’utilisation de cette technologie. Le groupement des cartes bancaires, appuyé par la grande distribution, a lancé une vaste campagne de communication pour promouvoir ce mode de paiement. Ciblée sur les commerçants, dans un premier temps, elle s’adressera, tout au long de l’année, au grand public. L’enjeu, selon les promoteurs de la campagne, est de faire du paiement sans contact une réalité massive d’ici 2016. En fait, le « sans contact » par carte n’est que le prélude à l’introduction dumobile comme vecteur de paiement, et à la disparition, progressive, mais sans doute inéluctable, des transactions en espèces. Ce qui ne saurait déplaire ni aux commerçants ni aux consommateurs