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Tourisme, les moyens de réussir

Suite au rapport Huchon (voir n° 58), un comité interministériel sur le tourisme et la 2e Conférence nationale du tourisme se sont tenus respectivement les 7 et 17 novembre dernier. Ces manifestations ont permis au gouvernement de réaffirmer sa volonté de rétablir l’attractivité de la destination France, sérieusement affectée par les attentats qui ont endeuillé notre pays. Pour sa part, l’Alliance reste mobilisée pour faire de la synergie tourisme-commerce un relais de croissance. Elle suggère que le facteur « shopping » soit totalement intégré dans les critères d’attractivité proposés aux touristes étrangers. Donnons-nous les moyens de réussir.

Les événements tragiques de Paris et de Nice ont conduit à un recul de la fréquentation touristique étrangère. La baisse s’élève à 8% pour l’ensemble du territoire, 15% à Paris. En 2016, Paris aura ainsi perdu un million de touristes extra communautaires. Pour les magasins de la capitale, la chute de chiffre d’affaires devrait atteindre 20%. Or, le tourisme représente 30% des recettes du commerce de détail à Paris. Pour la région, la dépense touristique est évaluée à 15 milliards d’euros, dont 8 milliards provenant de touristes extra-européens. La crise de la fréquentation touristique constitue donc une réelle inquiétude pour de nombreuses enseignes.

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TASCOM : 400 millions de prélèvements supplémentaires en 2017

Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2017, la commission des finances a adopté un amendement (n° I-CF412) qui instaure le versement d’un acompte de 50% de la Tascom due au titre de 2016 pour les points de vente de plus de 2 500 m2.

Ces derniers devront donc acquitter, en 2017, 150% de la Tascom dont ils sont redevables : la taxe de 2015, plus l’acompte sur 2016.

Après une phase d’accalmie, Bercy est à nouveau saisi d’une boulimie fiscale anticommerce physique.

La recette fiscale supplémentaire récupérée par l’État s’élève à 400 millions d’euros (soit au total 1,4 milliard d’euros, au lieu du milliard prévu). La mesure décidée par le gouvernement menace les capacités d’investissements et d’emplois de nos entreprises.

Rappelons que le commerce de détail, malgré une croissance atone, a tout de même créé 26 000 emplois en 2015. Les commerçants fonctionnent avec une trésorerie en flux tendu.

L’acompte soudainement exigé les conduira à effectuer des arbitrages qui auront des effets négatifs sur l’exploitation de leurs magasins •

Propositions pour la revitalisation commerciale des centres-villes

Pour lutter contre la vacance commerciale qui s’aggrave dans le centre des villes petites ou moyennes, Martine Pinville, secrétaire d’État chargée du Commerce, a demandé à une équipe d’experts de préconiser des solutions pour la revitalisation commerciale des centres-villes. Les propositions, formalisées dans un rapport, connu sous le nom de rapport Munch, viennent d’être publiées. Nous vous en livrons les éléments essentiels, assortis de nos commentaires.

Depuis des années, l’Alliance du Commerce et Procos (fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé) activent la sonnette d’alarme face au risque de désertification commerciale dans le centre des villes de moins de 100 000 habitants.

Selon un panel établi par Procos, le taux de vacance, pour ces agglomérations, est passé de 7,2% en 2012 à 9,5% en 2015. Il s’agit d’une moyenne, car dans certaines villes ce taux a littéralement explosé, jusqu’à atteindre 20%, paupérisant, de facto, l’offre commerciale restante.

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Des arrêtés préfectoraux contrarient les ouvertures dominicales

C’est bien connu, le diable se niche dans les détails. Ainsi, des opposants aux ouvertures dominicales utilisent d’anciens arrêtés préfectoraux pour contrarier la mise en œuvre de ces dernières.

Si l’ouverture dominicale dans les nouvelles zones autorisées se met progressivement en place, elle se heurte, dans certaines villes, à une difficulté inattendue. En effet, des arrêtés préfectoraux, souvent très anciens, mais jamais abrogés, imposent la fermeture des magasins au moins une fois par semaine, quand bien même l’ouverture dominicale serait autorisée. Cela signifie concrètement qu’un magasin ouvert le dimanche devra nécessairement fermer le lundi. Souvent tombés en désuétude, ces arrêtés sont rappelés par les opposants à l’ouverture dominicale, qui trouvent ainsi un moyen de bloquer la situation. Certaines enseignes sont de ce fait tentées de renoncer à l’ouverture dominicale pour ne pas être pénalisées en semaine.

• UNE CAMPAGNE D’ABROGATION

Ces arrêtés ne correspondent évidemment plus à l’évolution législative ; aussi, les préfectures font-elles droit aux demandes d’abrogation.

Encore faut-il pouvoir identifier les cas où de telles oppositions risquent de se manifester. La tâche est ardue, car ces arrêtés sont souvent très anciens et concernent un grand nombre de villes. L’Alliance du Commerce a entamé ce travail d’identification, en fonction des remontées des enseignes, et va engager une campagne d’abrogation.

Nous avons besoin de vous pour compléter les listes existantes. N’hésitez pas à contacter l’Alliance du Commerce si l’un de vos magasins est confronté à ce type de situation.